Ecrire un soir, attendre que le soleil se lève ou attendre que l'on crève dans le creux des dunes. Caché par le sable, les grains de toute une vie, une histoire, des débris. Attendre que l'orage s'abatte sur moi. Attendre. Attendre encore, seul, mal accompagné, jugé, salis. Une vie gachée par des coups d'pieds venu de nul part qui s'acharnent, encore et encore. Des petits bras sur des petits enfants, des rires, des larmes, puis à nouveau des pleures finalement. Un peu perdu, sans doute. Sans Ailes, sans elle. Sans Elle.Dans le sable lutte et s'engouffre, au fond.
Sans gouffre.
Au fond, le ciel bleu, les couleurs, les illusions. Les brandillons.
Perdu au milieu de cette plage, cette dune, ce creux, ce sable, l'été c'est mieux. Les cris des enfants rappellent combien l'instant est important. Avant le "trop tard". Avant les yeux trop ouverts, avant les cicatrices, avant les bleus verts.
Tire ensuite les rideaux de la vie, des pensées, embrumées, bien plus tard, suffoquer, oublier le passer.
Manger, voir bouffer, se coucher, voir s'pieuter, se laver , s'en aller.
Partir pour des jours meilleurs, liqueur. Goût amer, se noyer dans des bras, ses bras. Sombrer. Mourir pour elle. L'aimer. L'Aimer. La voir s'en aller, ou s'en aller. Tout quitter pour des bétises, des futilités, tout gâcher. Encore. Pour que le fiasco perdure. Sois dur, toujours plus dur. Puis vouloir recoller les petit bouts partout. Essayer, pas possible. Partir, encore.
Puis la conquérir, elle, l'autre. Voir des petits hommes apparaîtrent. Les prendre en photo. Faire des souvenir. Pour leur prouver qu'un jour, on s'est tous aimé, voir la famille, au moins une fois composée.
Décomposer, assasiné, les laisser. Tout briser. Tout gâcher. Encore. Encore.
Seul. Des p'tits devenus grands qui ont compris, tout compris. Puis les voir se tatouer, se percer, boire, fumer, se gâcher, se tuer, lentement.. Pour oublier il parait. Pour pourir, sans le savoir.
Se rendre compte, que si la vie est si difficile finalement, c'est qu'on se l'ai imposé en toute inconscience.
Des excuses, des pardon qui n'y feront rien. Et le temps qui passe, encore. Et les regrets qui ne s'effacent.
Une vie gachée.
L'heure sonne, il est tard. Trop tard.
Le corps se meurt et vient rejoindre le coeur qui l'est depuis si longtemps.
Il est trop tard.
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