Le "dissout colle" pour solution

J'aimerai écrire librement. Sans plus me poser de questions, comme je le fais de plus en plus souvent. Certains membres connaissent mon prénom..et d'autres choses, plus rarement. Des choses qui dérangent. Ecrire librement. Ne pas me préoccuper. Puisque je n'ai que ça. Un jardin secret. Qui ne le devient plus. A force. Dire que je me cache pour écrire. Je me cache. J'avais des choses à dire pendant mon absence. Beaucoup de choses. Mais un mec de 21ans, ça ne doit pas emmener des feuilles et un crayon. Ca ne doit pas écrire. Une petite fille. Un journal intime. Aperçu infime d'une vie mal connue. Ecrire is forbidden for me. Interdit. Voilà aussi pourquoi je n'ai jamais rien écrit sur papier. La peur qu'on le retrouve, qu'on le lise. Je serai alors classé à part. Rayon "autres". Trop différent. "A ton âge, on sort, on fume, on boit". Trop de stéréotypes. Bien, pas bien. Ca oui, ça non. Jugé. Classé, encore. Il a plu tout la journée. Le temps accompagne les maux du moment, la fleur se meurt. Un manque de soleil. Trop d'eau, a pourrit. Trop de "Si.." dans ma vie. Trop de questions. Un vide à côté. Une lumière qui s'épuise, l'ampoule à changer, bientôt. Se dire Carpe Diem et foncer. Je ne sais pas le faire. Je ne sais que me lamenter, seul. Me plaindre. Ou pas. Je sais plus. J'ai peur aussi de ces paires d'yeux. Je ne devrai pas pourtant. Devrai, devrai pas. Il faudrait que je te kidnappe, ça nous changerai. Sans calculer. Sans reflechir. Sans se poser de questions. Avancer. Pour une fois. J'aime quand le noir saccadé remplit le carré blanc. Mais mes pensées me trahissent. La question de l'inutilité. Toujours.
Mon moment préferé ? Celui où je ferme ma porte, le soir, pret à me coucher. Etre seul, se retrouver. Quelle pitié. Je fais pitié, je le sais. S'il vous plait, pas de commentaire à ce sujet. Je ne dis pas que je me déteste. Simplement que je ne suis pas classé dans le plus gros dossier. Celuis qui renferme la majorité.
Le coiffeur agite ses mains, les sciseaux qui se cognent. Et lorsqu'il les écarte et regarde dehors, il continue, sans cesse, le geste.
La pluie grisonne, les voitures klaxonnent. Dehors le parapluie s'agite, sort. Il entre, les gouttes tombent, paillasson. Manteau mouillé, le pose et s'installe. Regard échangé à travers le mirroir.
Beaucoup de regards s'échangent avec les gens, souvent. Certains sont froids, pas beaucoup en fait. La plupart parlent, beaucoup. Un mot, un message a faire passer, et parfois, toute une histoire. J'adore quand ça fait ça. Parfois même, il arrive que le visage bouge pour accentuer cette histoire. Une sourire, un étonnement, pleins d'autres choses encore. Mais ces regards.. ces regards qui parlent. Et s'imisser dans la vie des autres.. pour un instant. Et plonger dedans. A s'y noyer.

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