La bàs, Africa




La bas, c'est pas si loin que ça
Et pourtant, tous les jours on oublie
Que la terre y est ocre toute l'année
Que la guerre ne meurt derrière les rires
Que la guérilla ne partira pas
Comme restent les séquelles
De leurs respirations
On les prend en photo
On essaye de bien cadrer
Mais dicrètement on leurs demande
De la cacher cette bouteille
Celle qui contient le produit miracle
Celui qui endort et qui meurt
Pour oublier que l'on naît pas tous égaux
Que celui qui cadre
Ne se souviendra que de son safari photos
Oubliant les nombreux cadavres
Que l'on dissimule derrière les monticules
Que l'on cache derrière le Kilimanjaro
Qui représente l'un des joyaux
Mais les neiges éternelles ne le seront plus
Parce que de ton côté toi tu pollues
Un peu plus loin là bas
Où défilent les images des éléphants
Singes, lion, impala derrière ton écran
Où s'envolent les souvenirs plus tristes
D'enfants qui reniflent, qui reniflent,
Qui reniflent encore
Cette colle en bouteille,
Ces calmants nocifs qu'ils payent
Avec l'argent qu'ils te demandent dans la rue
Pour avoir droit à leurs clichés.
Tu n'avais rien à faire là
Tu ne devais pas tomber en panne
Cette visite ne faisait pas parti du circuit
Alors tu as atterit là
Au milieu d'un décor qui ne figure pas
Dans les extraits des catalogues
Tu repenses à la question que tu as posé
Avant de décoller
"Es-ce qu'on verra des lions ?"
Ben tu vois, tu les as vu tes lions
Tu as bien fais de les prendre tes clichés
Je ne me souviens plus de cette partie
Je me suis arrêté au moment
Où ils ont reniflés la drogue
Qu'on leurs avait donné..




 
 

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