Undisclosed desires






Bonjour.

J'ai croisé le bonheur. Ce fût quelques secondes par ci par là.
Je me suis même surpris à contenir un fou rire en revenant de la plage.
Alors j'ai sourit, bêtement, de la plage jusqu'à la voiture.
Je me trouvais à cet instant même dans le bain de la liberté et du bonheur.
J'étais libre. Je menais la vie que je voulais. C'était beau. C'était simple et si riche.
Je menais une vie que j'aurai voulu vivre tellement plus longtemps.
Là bas, je me sens si bien que mes maux "habituels" me lâchent.
Là bas, je suis.. bien.

J'ai marché comme si je rejoignais le bout du monde.
Il fallait marcher longtemps, quasiment personne n'allait si loin.
C'était la nature sauvage et sa beauté révélée par son immensité.
Je marchais, j'étais libre et fort. Je n'avais peur de rien ni personne.
Je goûtais la vie et contemplais ce qu'elle m'offrait sans me poser de questions.
Je venais chercher des réponses.
C'est comme si j'en avais trouvé.

Aujourd'hui je suis rentré comme pour retourner travailler.
Lundi se profile. Heureusement, je replonge dans ce.. "monde" en douceur.
J'approchais et je sentais de nouveau les tensions sur la route.
Le bitume, les hlm, les immeubles, les racailles, ceux qui gueulent, et j'en passe.
La ville et sa vie de putréfaction.
La ville, sa vie, cette société tellement "à côté".
A coté de la plaque, à coté de tout.

Il manque la base. La nature et sa beauté.

Je ne me sens pas bien.
J'ai besoin d'une échographie.
Sans la nature reste l'humain.
Faute de l'un, j'ai besoin de l'autre.
J'ai besoin de sentir, de ressentir, de battre à l'intérieur.
Ici rien ne bat. Tout se fige et espère des jours meilleurs.
Coincés dans leurs hlm.

Tout dévie.
Il manque la base.

Ressentir, putain.

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