Rien à dire, mais je me demande encore pourquoi.


Ne prend pas le train qui te mène à la lune
Lorsque les lumières scintillent au dela des dunes

Le soleil se couche, tu te mouches, la nuit tombe
Douche froide ce soir là sur la colombe

Le soir, un bus, on rentre du travail, usés
La tête contre le carreau, morts, tués
Par cette journée qui peut paraître a priori banal
Qui nous emmène lentement jusque dans les bras de Morphée

Manteau un jour de pluie, blouson déchiré
L'eau s'engouffre dans les chaussures et vient rencontrer les pieds
Déformés par la vie, décousus par le temps,
On les maltraite puis on constate, qu'ils étaient mieux avant

On mange des pâtes, du beurre, rajoute le jambon
Le matin la tartine est grillée, souvent trop, mais bon
On agit, la journée va commencer, machinalement
Rythmée, calculée, tout est chronométré finalement

Certains s'exilent, partent au bout du monde
D'autre se fusillent, ne veulent plus d'une seule seconde
De cette vie si difficile à décrire, si complexe
Alors on se laisse broyer par la tourmente moulinex

Steak haché frites à la chaîne, cafétéria,
Dans un monde gris, dans ce monde gras
Celui où l'on s'enferme pour le moindre hic
Celui dirigé par les biftons, par le fric

La météo annonce avec le sourire l'alerte orange
Evelyne Déliat a mit sa plus belle robe, c'est bien
Mais que se passera t-il demain ?
Combien de disparu, hapés par les eaux rejoindront les anges ?

Et l'on écrit encore, on croit que l'on se met à dénoncer
Puis l'on remarque, à force, que l'on ne fait que renoncer
Ecrire, se donner bonne conscience
Vivre, à contre temps, dans l'insoucience

La musique nous berce, nous imprime le tempo
Ils remuent la tête, rentrent en trans'
Un samedi, on se rassemble et on danse
On boit, ça dérape, on finit sur le carreaux

Mélancolique à la Sopra, on finira sur le divan
Comme d'autres vont se confesser, se livrent,
Parce que c'est mieux d'être innocent
Alors on oublie que la vieille on était ivre

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