Le monde me dérange, sature. Saturne tourne, en rond, comme nous, autour. On s'entête au mal de tête, se déchire et on se noit. Changement, envie d'esquiver et de décrocher, par le haut, m'enfuir, m'envoler. Les mots trop alignés, les rimes à coté, tout ça dérange, coule dans la monotonie de la vie, qui est, entre guillemets, "si belle" il parait. Bien sûre qu'elle est belle, suffit de fermer les yeux, de ne plus les ouvrir, suffit de rêver, de croire, se battre et s'en sortir.
J'ai envie d'arrêter d'écrire. Moi qui pensais que cela guérit, voila que je doute.
J'ai mal au ventre. Un peu trop. Au point de ne plus bouger, de rester figer. Toujours subir les choses que l'on ne contrôle pas, c'est dur. Un peu trop. Alors subir les choses que l'on voit, les ressentir, fort, trop fort, toujours trop fort..
Je me sens seul, comme si tout le monde avait deserté, tant mieux, je l'ai voulu après tout. Etre seul, pour ne pas avoir à se justifier, être seul pour se comprendre, être seul pour tout rebatir.
Je crois que mon coeur suffoque. Non, je ne crois plus, c'est sure, il suffoque.
Je ne veux plus écrire.
Je ne veux plus écrire.
Je ne veux plus écrire.
Je ne veux plus écrire.
Je ne veux plus écrire.
Bientôt, j'effacerai cet article, et j'écrirai. Maladie incurable.
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