Le soir seulement



Je dois bien l'avouer, le sourire au lèvre
Une mort lente se profile à la place de mes rêves
Un troc effectué par un inconnu sans pitié
Une ombre, un bourreau, se serait vengé

Combien de temps encore mon corps pourra résister
Face à ces peines, ces coups durs, comment ne pas plier
Le silence est d'or lorsque le monde se meurt
De très loin, j'observe, mais je sombre dans la peur

Je n'ai jamais réussi à ne pas voir "la vie" telle qu'elle est
Le blues me prend en tenaille, me tiraille
La foudre me secoue, le corps mou, trempé
Inerte, acteur d'un spectable qui ne fait que commencer

Je n'ai jamais demandé à jouer, à subir
L'intérieur, lui, ne fait que souffrir
Et ce rôle que l'on m'a donné
N'a fait que me détruire


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