J'ai envie de dire qu'il n'y a pas vraiment de titre






[Pas de chanson]


Je sais pas si tu as remarqué, il ne fait pas beau.
De toute façon, je n'aime pas quand on allume la lumière au bureau.
J'aime pas le superficiel, ou je ne sais pas comment vous appelez ça. Les trucs en plastiques, les trucs qui puent, et tous ces objets sans vie que l'on imagine, jetés par la fenêtre d'une voiture en pleine campagne. Je déteste tous ces gens qui jettent des trucs de leur voiture. J'ai horreur de ça.

Il parait que je dis ce que je pense. C'est assez étrange, je ne pense pas être comme ça. Y'a qu'ici ou qu'avec vous que je le suis. Cela prouve bien une chose. Je ne suis pas pareil ici et dans la réalité. Ici je déprime, dans la réalité il parait que "je souris tout le temps". Ahah. Laisse moi rire. Nan. Laisse moi vomir. Encore heureux que j'ai peur de vomir. Sinon ce serait la cata. Strophe.


Moi, j'aime desfois, ces moments où je ne souris pas. Ou je suis un peu seul, mais que "ça va". Ces moments qui immobilisent un peu, qui tétanisent le corps et qui envolent l'esprit. Desfois il se passe plein de choses dedans. Malheureusement, c'est que dedans, ça n'existe pas. Rester vivant pour ça. Entre autres. Des choses qui n'existent pas. Je me fais des films. J'imagine des histoires partout. C'est toujours génial. Extra. Ordinaire. C'est moi qui décide de ce qu'il vient de se passer, de ce qu'il se passera, je ne vois que le présent, celui qui défile et qui s'en va sans cesse. Il y a tout un univers. Tout un monde extraordinaire.
Il n'y a pas tous ces cons. Il n'y a pas ces mensonges, ces forçages, ces sourires a la con, remplis de vide et de plastique. Remplis de faux, merci, et de rien. Ils ont tous des bébés en ce moment. Plein de trucs qui sortent des choux et des roses. De toute façon je me vois pas acheter du choux. Et les roses ça pique. Alors ils débarquent, "ahhh gna gna gna, truc bidule, 3kg250" ça me fait une belle jambe "Il passera demain avec sa maman à l'heure de l'apéro!" Youpi, mais vas-y dégage jm'en fous moi. J'ai même pas le droit de partir. Parce que "ça se fait pas", parce que "gna gna et bidule truc en verlan". Vous savez, il a dit "sauvage". Et au début il disait aussi "Tu devrais venir et patati et patata" mais tout bas, comme s'il avait ôté son masque quelques secondes pour me dire un truc. Mais justement ! Pourquoi il le remet son masque, pourquoi après il rechange d'attitude et s'en va se fondre dans la masse parce qu'il sent que c'est ce qu'il faut faire? D'un coup il est plus naturel, et rebelote. C'est fatigant d'être avec les gens, ceux là là. Ceux qui dégueulent de ces personnages qui ne sont pas eux. Il y a des choses qu'on a pas le droit de ne pas aimer. Qu'on a pas le droit de vouloir fuir ou éviter. Sinon on est "sauvage".

J'ai peut-être une vie de merde, mais au moins elle a le mérite d'être vraie et sincère.
Quand je ne trouve pas le bonheur, je me le fabrique, en moi, juste un peu par ci par là. Rendre les trucs moche un peu magiques. Ressentir et amplifier. Amplifier et s'enivrer. S'enivrer et se sentir vivre.
C'est comme quand vous captez une chanson à 2min08, que vous prenez l'avion et que vous décollez vers la liberté.

Parce que la vie sans ça c'est un peu triste. C'est un arbre sans feuilles en hiver. Au milieu du bitume.
C'est un autoradio éteint. Sombre et transparent.
Il est possible de puiser.

Ressentir. Ressentir.
En trembler tout entier.
En pleurer.
En sourire.

J'ai une vie de merde. Même si ça ne veut rien dire.
Et puis de toute façon vous le savez bien, "il y a pire" ! Ahah-lol.
Une vie de merde qu'elle soit meilleure ou pire que celle du voisin reste une vie de merde.

Chacun a sa vie.
Chacun a ses raisons.

Je suis comme je suis.
Tu es comme tu es.
Il est comme il est.
Nous sommes..
Vous êtes comme vous êtes.
Ils sont comme ils sont.
Je ne suis pas comme vous.

Nous ne sommes pas nous.
Vous êtes eux, ce qu'ils sont.
Je ne suis pas comme vous.

Rien n'égalera jamais la beauté de son corps.
Ni ces regards croisés.
Ni ces histoires imaginées.
C'est l'histoire d'une mort pathétique.
C'est l'histoire d'un fou qui mourra dans ses rêves.




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