Guépard




Née dans la noirceur de ce jour,
Tu vends ton corps, ton coeur et ton amour
Te donnes le soir, chaque jour
En automne on labour

Ton intimité n'est plus qu'un souvenir
Qu'aurais-tu bien pu faire de pire
Que d'offrir ce trésor
Contre une petite poignée d'or

Tu dissimules alors le peu qu'il te reste
Comme une maison sur un monticule
Comme on cache un corps sous une veste
J'ai bien peur que cela soit ridicule

Vois, ouvre les yeux, tu n'es pas faite pour cela
Pour te donner sans relache, simuler encore
Ne pleures pas, reveille toi, tu ne peux pas continer comme cela
Il est temps de sortir dehors, n'attends la petite mort

Tu as raison, je n'y connais rien
Mais de te voir là, comme cela, laissant ton fils à la maison
Je constate la profondeur des lésions
N'y a t-il donc pas de solution ?

Tu es magnifique, salie, mais magnifique
J'ai beaucoup de respect pour toi, mais moins pour ce fric
Que tu as gagné, là, dévêtue, violée
J'ai mal de te voir comme cela, à te faire traiter de trainée

Pendant que ton enfant t'attend là bas, il n'a pas idée..
Comment vas-tu lui raconter ?
Tu ne t'en tirera pas à mentir
A esquisser un sourire

Je parle pour rien dire je le sais
Je n'y pourrai rien, je vais devoir m'en aller
Je ne suis qu'un lâche de te laisser
Mais que puis-je bien faire d'autre ?

Alors je te laisse
Très jolies tes tresses
Je m'en vois désolé
De te voir violée
Je m'éloigne, lâche, je pars
...guépard

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