Des langueurs océanes




 
 
Alors je me goinfre de nutella.
Car je n'ai plus rien à perdre.


Je ne peux qu'être malade comme je le suis déjà.
Je ne peux pas te perdre, tu n'es pas à moi.
Je peux grossir, tu ne me quitteras pas plus.
Que ces jours ou ces heures que je vis en plus
Sans amour ou sans toi
Sans rêves et sans murmures
Je m'abime, tu le vois
Je m'abîme à l'usure.
De ces mois ces années
De ces tempêtes en furie
Je t'ai vu t'en aller
Vivre ta propre vie
Aujourd'hui je pleure
A l'intérieur tout se meurt
De n'avoir pu t'effleurer.

Tout autour tout s'agite
Je reste spectateur
D'un spectacle qui m'habite
Mais me crève le coeur.
Il est mort le soleil
Il est mort c'est fini
Je les vois tous ces gens
Qui font trop de bruits
Je les regarde qui s'embrassent
Je les regarde qui dansent
Et lorsqu'ils s'enlacent
C'est à toi que je pense.

Il est mort le soleil
Je rendrai à dieu
Son pays des Merveilles
De peur d'y mettre le feu.


 


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